Voyage automnal

Voila 3 semaines que le bateau nous a quitté…et nous attaquons ce pourquoi nous sommes venu: l’hivernage. Une nouvelle aventure commence, immobile au cœur de l’hiver austral.

Depart Astro

Se retrouver à 29 après l’agitation de l’été fait un bien fou. Le rythme change et l’on prend le temps de se connaitre entre nous, finalement. Les repas sont plus calmes, posés et l’on traine autour d’une bière ou d’un petit pisse mémé, et j’aime cela.  Et pour bien commencer l’hiver, rien de mieux qu’une petite soirée playa (on était dehors juste pour la photo, c’est juste en chemise dans le coin).

Le tout avec un petit vent du sud bien frisquet…

En trois semaines, on commence aussi à ressentir les petites tensions  dues à la promiscuité et il faut rester bien peace ! Ne vous  inquiétez pas, rien de grave… ;) c’est même plutôt bon signe. Je pense qu’après une telle expérience on devient beaucoup plus stoïque. Moi qui suis quand même un peu sanguin de temps en temps, j’arrive à me surprendre par mon calme dans certaines  situations. Enfin on verra dans huit mois.

Il faut aussi apprendre à occuper son temps libre. Il y a bien toujours des choses à faire sur la base, et heureusement. Mais je pense qu’il est important de prendre du temps pour soi, se construire des projets ici à long terme : sentir une progression. L’esprit humain, tout du moins le miens, ne semble pas, habitué à rester un temps relativement long au même endroit. C’est assez étrange de se lever tout les matins au même endroit, avec les mêmes gens, dans un paysage qui évolue, mais doucement. L’Antarctique permet se voyage immobile,  où appréhension et fascination se mélange.

Un phrase de Jean Louis Étienne me semble bien appropriée pour décrire tout cela, « la lenteur de l’hivernage polaire est un chemin de sagesse ; avoir du temps pour soi et être présent où l’on est ».  A voir pour la sagesse que j’en retirerai… J. En tout cas, le terme lenteur semble bien coller à hivernage et comme vous pouvez le voir, je ne suis pas très rapide à l’écriture de quelques nouvelles lignes pour le blog.

Voici les toutes dernières photos de la campagne d’été, lors de la manip phoques avec la belle petite équipe de Biomar (tout les petits biolo du coin et moi, le glacio).

On part au boulot avec notre Taxi local, il y a pire…bon je reconnais,  ce n’est pas super écolo mais que c’est bon un petit vol en hélico  (et de toute manière on était obligé de faire un repérage, elle à bon dos la science ;) )

La fine équipe  sur la route des phoques, petit arrêt au bord  du glacier de l’astrolabe.

 On avait bien repéré le groupe vu du ciel, mais ils semblent se cacher…

Il ne serait pas derrière ce glaçon ???

Et bien si, c’est bon je les ais trouvé, au boulot les cocos.

 A vrai dire ce n’était pas très facile de leur poser la puce sous cutanée, s’occuper d’un bestiau de 300kg sur une banquise super glissante, ce n’est pas simple, c’est même bien sport !

Le traditionnel petit gouté sur la banquise après la manip, bien relax. Ces photos ont été prises fin février et c’était une des dernières fois que l’on pouvait se poser tranquille au soleil sur la banquise. Maintenant,  la banquise s’est fracturée avec l’arrivée des tempêtes automnales et ça commence à vraiment cailler !

Encore une dure journée de travail s’achève en Terre Adélie…pas si pire comme on dit par chez nous.

Le retour du froid, des  tempêtes,  de la nuit, du Empereurs, du Yéti…euh non  pas lui ;  est aussi signe d’aurore. Nous avons aperçu la première le 3 mars, mais comme le dit Agnès c’était un bébé aurore. Le deuxième par contre était bien classe et y’a pas à dire, ça vos le coup de sortir de son lit pour aller se planter le nez dans les étoiles. Il y a une chose fantastique avec les aurores,  elles sont en perpétuel mouvement, c’est incroyable ! Je comprends pourquoi les Inuits leurs donnaient un pouvoir mystique et les craignaient. Il est particulièrement étrange d’observer une lumière sortit de nulle part et onduler entre les étoiles,  voyage aux pays des rêves pour  grands et petits.

Les chaudes nuits de Terre Adélie…

Le rayon vert qui monte vers le ciel est le Lidar de Guillaume. Ce laser permet de faire un profil des aérosols (microparticules en suspensions dans l’air) sur toute la troposphère (première couche de l’atmosphère., située entre  0 et 10km environ) . Il  mesure aussi les concentrations en Ozone dans la stratosphère  (la deuxième couche atmosphérique, entre 10 et 50km). C’est dans cette couche que se produit le fameux trou d’ozone, dangereux pour la vie car l’ozone stratosphérique nous sert de crème solaire et nous protège des rayonnements nocifs du soleil (UVc et b).

Je parlerai un peu plus de cela un des ces quatre, car l’étude de tout ces phénomènes atmosphériques est mon job sur DDU.

Coup de vent sur DDU avec une mer en furie. Il ne fait plus très bon être dehors sans la cagoule, alors on fou la cagoule. Certainement une des dernières photos avec de l’eau liquide…on passe sous les -15°C, tchao l’été…

La vue depuis le salon de thé J de notre labo, avec une mer sans banquise…et un petit manchot sur son nid.

Le printemps arrive en France, j’ai même entendu dire qu’il était déjà là. Profitez bien de la belle saison et de la verdure qui renait…ici, c’est blanc !

Gros bisous à tous

Nico

 


Blanc sur Blanc

Hello le monde

Des news du Sud où rien ne se passe. La glace est là, depuis des millions
d’années et elle n’est pas prête de bouger, tout va au ralenti…et c’est
BON.

Bon comme elle bouge un peu quand même, nous sommes allés sur le glacier
qui se jette dans la mer juste derrière notre petite ile, le glacier de
l’Astrolable (mais il est partout celui là :@ ; et oui c’était le nom du
bateau du command Dumont D’Urville quand il est venu dans le coin, hommage
donc). Un bon gros glacier, en mode Antarctique, qui balance de gros
Iceberg dans la mer, dont certains font plus de 500m d’épaisseur (9/10
sous la flotte, bien sûr).  Je viens de voir des images réalisées par les
océano et à 500 de profondeur  on voit clairement les traces des Icebergs
sur le fond ; endroit où la vie animale pullule d’ailleurs, fascinant.
C’est beau !
Bref, nous glacio (ouai ouai ;)  ) on va sur le glacier pour s’occuper de
stations GPS autonomes.
 

Une petite station perdue sous de beaux séracs.



Vue d’un peu plus près…avec des hommes au travail ;) 

Ces stations sont équipées de panneaux solaires et permettent d’envoyer
leur position GPS chaque jour, même durant l’hiver… et ce au mètre près.
Pas mal les petites, c’est que ça bastonne dans le coin l’hiver (GROS
VENT). Près de la côte les glaciers avancent relativement vite, de l’ordre
de 400m/an, et  sont les « suiffons » de l’Antarctique.  L’essentiel de la
neige qui tombe sur le contient est évacuée par ces gros fleuves de
glaces. Du fait du réchauffement climatique, une question phare se pose
quand au rôle futur de l’Antarctique. Sachant que celui-ci a le « pouvoir
» de faire monter le niveau global des océans de 70m si toute sa glace
venait à fondre (ce qui n’est pas du tout de l’ordre du jour), on comprend
que le continent blanc intéresse du monde (plusieurs milliards à vrai
dire…).  La question est donc de prévoir si dans le siècle à venir,
l’Antarctique va contribuer de manière significative à l’élévation du
niveau de mer. Le but de ces GPS est donc de savoir si ces glaciers  ont
tendance à donner naissance à plus d’Iceberg (est-ce que le trou du
suiffons grossi) ou pas ?
D’un autre coté, il est aussi essentiel de savoir si l’accumulation de
neige sur le Plateau (le robinet qui rempli notre grosse baignoire
Antarctique) augmente ou pas. En effet, dans un climat plus chaud, on
s’attend à une augmentation des précipitations sur le continent (pas de
pluie, il fait rarement plus de -30°C là haut). C’est donc pourquoi
d’autres glacio font des mesures d’accumulation de neige à Concordia, et
il se les cailles ;)  (-81°C relevé l’hiver dernier).
Savoir qui du suiffons ou du robinet domine, c’et faire ce qu’on appelle
le bilan de masse.
Voila, j’ai repris mes petits cotés de scientifique, mais c’est quand même
pas mal que j’explique pourquoi vous me payer ;)  pour que je vienne ici,
merci d’ailleurs car c’est bien cool comme endroit.



D’encore plus près : ça bosse grave ;) 

En tout cas ça fait bizarre de se retrouver sur un glacier sans fin, avec
de la neige à perte de vue, c’est déroutant…et grandiose.

Après ces petits mots boulots, deux trois images de la vie dans le coin.
La débâcle estivale se poursuit, ce matin la mer arrive même en bas de
glacio…ça fait bizarre. L’espace pour les ballades se reduit…mais de
nouveaux paysages se crées sous nos yeux.



Je comprends pourquoi Yann Arthus prend de la hauteur, c’est chouette 
vue du ciel…un berg pris en photo par Gabriel, notre gentil pilote Suisse.


 Les iles paradisiaques de Terre Adélie, avec encore un peu de 
glace en cette fin d’été. Beauté des eaux foides…

Et puis pour me la péter, je mets une photo de la superbe équipe Incendie
de DDU, des pompiers très sudistes.



Avec, en partant de gauche : Fred l’ours, Julou, Bidou, me, Greg, David,
Bastien, Nicostrum et Arnaud (le seul vrai pompier de l’équipe) ; mais
bientôt on sera tous des PRO ;) 
Et enfin, l’Astro est à quai après…il a cassé la banquise pendant deux
jours durant R2 et et venu s’amarré tranquillement à R3. Plus pratiques
pour le déchargement des tonnes de bouffes, (pour nous et Concordia), du
nouveau matos technique et scientifique.

Depuis dimanche le bateau a repris la route du nord avec l’essentiel des
campagnards d’été. Il reviendra nous voir dans 2 semaines, avant de nous
quitter pour le long hiver…



Il est 23h et cette fois, ce n’est pas le couché de soleil que je regarde
par la fenêtre mais les premières étoiles qui refont leur apparition. On
perd 7 min de soleil par jour, ça va vite, très vite…en route pour les
premières aurores.
J’ai entendu dire que c’était l’hiver du siècle en France et apparemment
vous avez plus froid que nous…profitez bien de la popo.
La biz de chez les manchots mes p’tits poulets

Nico 

Le retour de le mer..et du bateau.

Cher tous,

Commençons par le commencement, ou plutôt la fin :@

2012, fin du monde… ??? peut-être mais alors ce sera sans nous, je ne suis plus vraiment sûr de faire parti du monde. En tout cas, je vous souhaite de tout cœur le bonheur, et même loin de ceux qui pourront me lire, je pense fort à vous…

Nous sommes 10 janvier, cœur de l’été Antarctique et noel dans le dos (le père noel est passé aussi chez nous avec son beau traineau et tout ces manchots).

Noel à commencé avec l’arrivée d’un petit bateau blanc et rouge au nom légendaire de l’Astolable (vous vous souvenez de lui ?). Cette fois, il emmenait le reste de nos troupes moins notre Lidar : le mec qui mesure le trou d’ozone avec un gros Laser, lui il arrive à R2 car il doit attendre la nuit pour bosser (oui, le noir ça fait un moment qu’on l’a pas vu, mais  y parait  qu’on devrait voir le retour les premières étoiles fin janvier, pas forcément très bon signe en fait, après c’est la longue descente dans l’hiver polaire). Mais bref, pour le moment il fait toujours jours 24h/24, c’est toujours l’été, le soleil et les baignades à la plage (euh, ça non en fait).Pour en revenir à nos manchot, le bateau est arrivé le 23 et on s’est retrouvé à 91 sur DDU pour fêter l’arrivée du Papa Noel. Autrement dit, ça bouchonnait sévère dans le séjour.

L’arrivée de R1….toujours et encore dans les glace. Normalement le bateau arrive jusqu’au Lion à cette époque (le quai rocheux en premier plan de la photo)

En tout cas ce fut bien sympa et tout le monde reçu le fameux petit cadeau «made in DDU » fabriqué à la va vite la veille (pour ma part ce fut un Snicker, des boules Quies et un petit porte monnaie…bon certain on quand même eu des trucs plus chiadés, faut le dire !).

ChriChri notre gentil Papa Noel (la barbe en vrac J  ) avec la p’tite Agnes

Et comme en Antarctique à Noel c’est aussi l’été, on en profite pour ce faire des petits apéros le soir en terrasse. On n’a pas de « vrai » bar avec terrasse mais on se débrouille très bien sans, avec vue sur bergs, les manchots et les phoques ; je vous jure y ‘a pire comme terrasse. C’est des moments sympas, et ça fait toujours bien plaiz de boire un petit coup au soleil.

La terrasse devant Biomar (labo de Biologie marine), exposée plein Nord (donc au soleil : et oui on est en bas de la Terre). Encore un peu enneigée mais d’ici quelques jours, ça devrait être terrain…Derrière c’est la falaise où nichent les fulmars Antarctique : ce sont de grands oiseaux un peu similaire au goéland mais avec un cri de singe : surprenant. Note : y a pas de trucage, en Antarctique il fait aussi chaud (dès fois), enfin chaud pour ici…

En ces jours d’été ; qui sont plutôt gris et neigeux depuis deux semaines, sniff ; l’activité chez les piafs est à son comble. Tous les petits ont vu le jour et ils grandissent à une vitesse hallucinante, ce sont vraiment de petits estomacs sur pattes.

Maman, ou Papa Adélie (on ne peut pas voir la différence à l’œil) avec son p’tit : celui-ci doit avoir environ deux semaines. Depuis sa naissance (où il pesait moins de 70g) il a du quadrupler de taille. Vous vous rappelez quand je vous disais que ces manchots transportaient des petits cailloux toute la journée, et bien c’était pour faire le joli petit nid que vous voyez sur la photo. Les poussins sont très vulnérables, particulièrement à la neige fondant et doivent éviter d’être mouillé (leur duvet n’est pas encore étanche), d’où l’utilité du nid.

En général, les Adélies  couvent deux œufs et ont deux petits, mais souvent un seul atteint le stade de juvénile. Cette année, du fait du retrait tardif de la banquise, les oiseaux doivent parcourir  plusieurs km pour aller manger en mer, et le succès reproducteur de nos chers voisins semble plutôt faible. En espérant une meilleure année l’été prochain. Les importantes chutes de neige autour du 20 décembre, juste avant l’éclosion,  n’a rien arrangé et de nombreux œufs ont été recouvrèrent par la neige humide. La dure loi de l’Antarctique…

Les p’tits en pleine tempête estivale…devant le séjour.

Et notre petite poste…neigeuse ! Si mon courrier n’arrive pas, c’est que le facteur n’a pas trouvé la boite.

Coucher de soleil sur la calotte Antarctique, 23h sur DDU.  Au fond à droite, on aperçoit la station de Prud’homme, sur le contient : c’est de là que part le raid en direction de Concordia, quelques 1100kmplus au Sud. Au milieu, la mer encore toute gelée.

Parade nuptiale entre pétrels des neiges, sur fond de banquise. On aperçoit la « route » en direction de Prud’homme sur la banquise (trace tirant sur la gauche).

Hormis la vie trépidante des manchots, cette fin d’année a été marquée par le départ d’une partie des hivernants de la 61 et de quelques campagnards d’été. Ces moments sont toujours très « spéciaux »…quitter le caillou et ces gens, pour peut être ne plus jamais y revenir, est un moment forcément unique et spécial ! L’Antarctique est un univers irréel ; où l’espace d’un instant l’on y vit, pour de vrai ; mais qui reprend toute son irréalité dès que l’on s’en éloigne.  Magie du continent blanc, certainement. Je souhaite bon vent à tous ce petit monde qui nous  a quittés, bonne continuation à vous !

Ce départ a aussi été marqué par la passation de pouvoir entre Marion, « maman » de la 61 et Arnaud, le nouveau Dista. Pour l’année à venir, Arnaud sera le représentant légal de l’autorité française en Terre Adélie, notre maire, juge, flic, gourou…bref, notre gentil Dista.

Passation haute en couleur avec la petite coupe de Champagne et la clé des Chaudars ;) …tradition, tradition.

Un autre événement marquant, qui n’a rien à voir avec le bateau, mais peut importe…fut la visite d’un manchot à Jugulaire. Ces manchots ne vivent pas en Terre Adélie, mais plutôt en Péninsule Antarctique, soit de l’autre coté du continent. Enfin, ce qui est sûr c’est que celui-ci avait décidé de nous rendre visite et par instinct il s’est mis à faire un nid et couver un petit caillou. Puis, au bout d’une semaine, il est repartit vers de nouveau horizon, vagabond de l’océan austral.

Le Jugulaire vagabond sur l’île des Pétrels.

Sinon, je pense qu’il est quand même temps de mettre une petite photo de mon lieu de travail (le labo3 ou glacio). C’est dans ce bâtiment que l’on fait nos analyses de chimie atmo…et pleins d’autres choses top secrète (nan je rigole). Je vous expliquerai un peu plus en détail mon taf la prochaine fois, c’est promis, car j’en connais un qui s’impatiente de savoir ce que fait son p’tit Nico  en Antarctique ;).

Notre bureau…au milieu de nulle part.

Voila quelques news de ma petite vie Antarctique. Ce soir, on aperçoit par la fenêtre l’Astrolabe qui refait apparition dans le brouillard, nous sommes le 13 janvier, il est minuit et demain de nouvelles personnes arrivent sur le caillou. C’était Nico pout le direct de Dumont D’Urville.  Bienvenue R2 !

  Pleins de grosses bises à vous, donnez des news du Nord…et bonne glisse, grimpe, sorties….

Nico

Bien cool l’Anta…pas trop stress !

 


Le père Noel arrive au pôle sud…et pas que lui !

Noel dans deux jours, déjà…et oui même au pôle sud on se prépare à fêter dignement cet instant. On a donc décoré, à la mode DDU (avec ce qu’on a !) notre beau séjour, un peu kitsch me diront certains… ;) mais bon, peu importe on s’est bien marré.

Et avec l’arrivée du père Noel, devinez qui pointe son nez au large à la limite de la banquise, l’Astrolable : Rotation 1…à vue à environ 10 bornes de chez nous, c’est fou ! Demain toute la troupe débarque sur le caillou via l’hélico (et oui pas encore de bateau à quai pour cette fois, la glace dicte sa loi !), plus de 80 personnes demain soir sur la base :@ busy busy ! L’arrivée d’un simple bateau après des mois d’isolement, avec tout ce que cela représente ne laisse pas les gens indifférents, un moment particulier…une page qui se tourne.

En tout cas avec toutes ces aventures, la préparation des cadeaux, les dernières balades sur la glace (qui fond tout doucement, même vraiment doucement) et…le boulot J je n’ai encore pas pris le temps d’écrire. Je vous envoie quelques petits moments de vie de ces derniers jours, où l’été c’est définitivement installé (entre deux tempêtes de neige….).

L’été et ces BBQ dans la neige, j’aime…la classe !

Petites merguez sous le soleil de l’île des pétrels,

c’est bon les BBQ quand même…

Et le pastagua…santé Batounet

Mais on ne fait pas que des saucisses grillées ici, c’est qu’y a une vie du coté de la manchotière. Les poussins ont bien mués et prennent le large, direction l’eau libre…qui est encore à 10 km car la banquise n’a toujours pas débâclée (très exceptionnel pour l’époque, on à un max de glace cette année, cool pour nous et les balades ; pour les manchots…c’est peut être moins pratique, j’irai leurs demander ?)

Les p’tits qui perdent tout leur duvet et prennent les couleurs de juvéniles, blanc dessous, noir dessus ; et ils nous quittent, sniff.

Et moi, devant la petite cabane au dessus de la manchotière…

un petit taudis fait de 4 planches mais un lieu magique,

à deux pas de la base.

Tout ça pour vous dire, bon Noel à vous, profitez de la famillia et des clémentines (on en a pas ici, sniff) , mais on fait du foie gras maison (de manchots ;@?!!! Mais nan, on les aime nos p’tits).

Pleins de bisouxxx

Nico

(Il n’habite pas qu’au pôle nord, j’en était sûr, on m’a donc mentit)


Samedi 10 Décembre, 14h sur notre p’tit cailloux…

Encore une belle aprés-midi d’été sur D’Urville…
chaine humaine et tarte au chocolat pour la manip vivre

Une biz du Sud du p’tit Nico


Premiers pas en Terre Adélie

Samedi 26 Novembre, beau temps belle mer (… toute gelée)

Ici commence le début d’une histoire, d’une longue histoire aux pays des manchots…

Et oui, cette fois je vais vous parler d’Antarctique, de neige, de glace et de manchots. Nous sommes arrivés sur la base il y a tout juste trois semaines, après une heure de vol au dessus de la banquise et de gros Icebergs. Nous, c’est Nico, Matt, Agnès, Jules, Christophe et moi, 6 des 29 futurs hivernants de la TA62. Nos collègues arriveront aux prochaines rotations de bateau entre Décembre et Février. Maintenant nous voilà avec les 27 hivernants de la mission 61, nous sommes les premiers « être-humains » qu’ils voient depuis plus de 8 mois. Dans cette situation particulière, il faut laisser le temps aux choses de se mettre en place, aux contacts de se créer…les hivernants sont ici chez eux et nous ne voulons pas les envahir. En arrivant, j’ai été « frappé » par la simplicité des réponses que les anciens nous donnaient. Pleins de questions fusaient à travers ma tête mais je sentais que les réponses ne viendraient que petit à petit, au grès de la vie ici. On dit souvent que dans certaines situations particulières les mots sont quasi inutiles. C’est peut-être un peu cliché mais c’est la première fois que je ressens cela pour de bon.

Un autre truc nous a aussi marqué : leur blancheur, et oui pas de bronzette pendant plus d’un an…mais ça c’est une autre histoire .

Après deux semaines, on commence par prendre le pou de la base, à trouver ses marques et l’on se sent déjà si bien ici…en phase avec les oiseaux, revenus en  masse pour passer l’été avec nous sur le caillou.

Donc voili voilou, plein de découvertes quoi et des manip bien sympa avec les ornitho, les biolo ainsi que pour mon taf de glacio…mais le tout sans  trop de stress quand même ;)

Une petite photo du premier jour de notre arrivée, première ballade sur la banquise et première rencontre avec des messieurs empereurs très classes…visite guidée avec mes prédécesseurs  Bruno et Basile.

Rencontre du troisième type…

Et les trois types ensemble… la classe internationale

Quand on est arrivée, c’était tout juste le début de l’été austral et il faisait encore un peu frais, un petit -10°C avec du vent, ce fameux vent de la Terre Adélie qui vous glace le sang en quelques minutes… mais pas nous car on est des supers héros polaires. En tout cas, pour les manchots c’est la température idéale, et eux, même avec 100 km/h de vent ils sont à l’aise. Pour tout vous dire, je me suis caillé les doigts pour ramener, au péril de ma vie, ces clichés uniques de manchot Empereurs. La colonie est si difficile d’accès qu’on est obligé de quitter la base en équipe, en liaison permanente avec nos gentils militaires, seuls maîtres des télécommunication sur site !

Nan, je blague…en fait la manchotière (où  vivent les manchots empereurs quoi) est située à moins de 1 km de la base. C’est la colonie la plus facile d’accès en Antarctique, c’est une chance et c’est magique.

En photo la petite ballade du soir, avec les maîtres des lieux, cliché mais que dire de plus…

A deux pas de chez nous

Même si c’est vrai que sur la base y’a vraiment beaucoup de manchots, la vie ici ne se résume pas à cela, et on ne marche pas encore tout à fait comme eux, t’inquiètes pas matou ! Je vous mets quand même un petit aperçu des mecs (et des nanas aussi…) qui habitent en bas de chez moi. Bruyant mais cool ! Au dernier comptage, des p’tio comme eux y’en a environ 14 000 couples sur notre cailloux, plus tout les « glandeurs » qui n’ont pas trouvés de chéri(e) … autant vous dire, on est pas seul, et ça bouchonne sur les passerelles.

Le dortoir des hivernants, chez moi c’est la 2ême fenêtre en partant de droite (c’est pas ce qu’on appel le milieu Nico ? Oui, peut-être…). Si vous voulez passez pour boire le jus un de ces quatre…

Donc comme je disais, il y aussi plein d’autre oiseaux ici, j’en ferai un détail dans un prochain article. Et il y aussi les phoques…énormes ! La semaine dernière, je suis parti avec les biolo. Pour faire une manip sur des grosses mamas (plus de 500 kg !) et leurs petits, moins gros mais un bon 80 kg tout de même. Le but était de les équiper en balise argos affin de mieux connaitre leurs déplacements, leur zone de reproduction ainsi que le milieu dans lequel ils vivent (température, salinité de la flotte, etc…). L’objectif ultime est de mieux cerner les menaces qui pèsent sur eux et de comprendre plus finement l’impact des changements climatiques sur ces fragiles écosystèmes antarctiques. L’ambiance que l’on ressent dans ces moments, si proche des éléments brutes de la vie, est tout simplement exquise.

Toute l’équipe au bureau…  Une pensée à ceux qui n’ont pas la même vue de leur fenêtre au taf, ou pas de vue du tout comme mon cher banquier !

Après cette aventure phoque, en route le lendemain pour une virer sur la banquise, direction les iles de Ifo et Helène, à quelques 13 bornes de la base. Première grande marche dans l’immensité…plus aucune notion des distances, c’est frustrant…en faisant c’est quelques pas, j’ai pris conscience de ce qu’était l’Antarctique : un désert blanc, froid et plat…et mon esprit c’est tout de suite tourner vers ces Hommes qui traversent ces régions pendant des mois. La quête ne peut y être que spirituelle, pour aller au fond de soi-même : les déserts sont une porte ouverte à l’introspection et permette une purge mentale des plus intense.  Serais-je un jour près à traverser le vide… ?

Pour en revenir à nos moutons…enfins nos manchots, nous sommes allez en ces lieux pour compter tout les petits couples d’Adélie qui allaient y passer un paisible été. Oui paisible car une fois la banquise re-métamorphosé à sa forme fluide, personne ne posera le pied là-bas.

Tea time sur la mer, 1m50 sous nos pieds…avec Matt et Stephanie

Un petit couple sur l’ile de Fram…c’est les poussins qui vont être content, sympa le coin ! La vue est un des critère fondamental pour le bon développement d’un p’tit manchot, source ornithologique du bouquin Nico aux pays des merveilles ;)

Nous sommes maintenant le 6 décembre, il est 23h05 et les derniers éclats du soleil viennent lentement de glisser sur ma fenêtre pour qu’à votre tour ils brillent de pleins feux chez vous…et illuminent votre journée. Il est temps pour mois de finir cette article, commencé il y quelques jours…Le temps est un bien précieux qui coule entre mes mains et parfois me joue quelques tours.

Bref, la vie ici suit son cours et enrichie chaque recoins de l’île,

jour après jours…

M. Adélie protège son œuf pour nous offrir un petit poussin aux alentours de Noel…

Et moi, suivant mon cours de petit bonhomme,

amoureux de la vie…

Vive les manchots

Je vous souhaite une belle nuit, faîtes de beaux rêves,

A bientôt mes poulets…

Nico


Mercredi 17 Novembre, 14h sur D’Urville

Presque un mois que j’ai quitté la France pour ce petit caillou au bord de l’Antarctique, et presque deux semaine que je suis sur ce petit caillou. Tout passe très vite et pourtant les jours se suivent, identiques les uns aux autres, au même endroit, avec les mêmes personnes, la glace et le vent…mais  à aucun moment l’ennui ne vient troubler la simplicité des ces lieux.

Voila, je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette, à écrire un peu sur mon blog tout neuf, à donner des news… A partir de maintenant je vais essayer de publier un article toute les deux semaines environ (bon je dis ça mais j’aime faire les choses au feeling, affaire à suivre donc…).

Où commencez….la banquise, le bateau coincé, la base, les vols…Paris.

Oui Paris, car en France quand on part loin tout commence à Paris et même plus précisément à  Roissy Charles de Gaulle. Alors les aéroports c’est ça, un panneau, un grand panneau avec de nombreuses destinations dessus… et donc potentiellement pleins d’histoires. Bon quand on part en Antarctique, il ne faut pas espérer trouver sa destination finale sur le premier panneau qu’on croise, j’ai pourtant bien essayé, sans succès :@

                                            A la recherche de DDU ….. ?

Pour nous, c’était un voyage en cinq temps…

Tout d’abord Hong-Kong ; j’ai déjà parlé un peu de cette ville mais comme j’étais sur le bateau, il m’était impossible d’envoyer des photos. Hong-Kong, c’est mon premier contact avec l’Asie, et ce fut fou…quelques heures d’une folle intensité. L’Asie est vraiment un endroit fascinant et j’espère pouvoir un de ces jours y remettre mes ptits panards (bon 42 quand même !). Hong Kong, c’est le mélange du tout : spiritualité, folie occidentale, marché asiates aux milles épices,  un condensé de haute technologie au milieu de stands de repassage en pleine ville. Les ruelles aux marchés sont à l’image de la ville: multiples.

Le big Boudha, sur une des collines entourant la ville. C’est un lieu super relaxant, au calme du tumulte de la ville avec de bon restos végétariens.

Il y a aussi des échoppes pour acheter de l’encens et les déposer dans les jarres affin d’aider les prières à s’élever, j’ai d’ailleurs vue le  plus gros bâton d’encens de ma vie : de la taille d’un homme…

Un petit aperçu des ruelles commerçantes, le lieu idéal pour trouver tout ce que l’on souhaite  et prendre le pou de la ville.

Boucherie à ciel ouverte par 25°C…

Après cette escale, direction l’hémisphère sud…pour Sydney l’Australienne. Ville très (trop ?) occidentale à l’autre bout du monde. En tout cas c’est certainement un lieu très agréable pour y vivre. De super parcs et la mer tout autour…le tout dans un climat bien agréable. Ce sera notre dernier contact avec la chaleur pour un bon bout de temps…

 Matt et Agnés les ornitho, Jules le mécano engins et moi, le glacio…

La photo…de base, mais bon on ne pouvait y échapper. 4 des futurs hivernants de la TA62 avec notre mascotte : le cerf volant manchot, la classe ;)

La route vers le sud continue… direction Tasmania.

Arrivée le soir à Hobart, avec quelques degrés de moins et le sentiment de se rapproché du bout du monde. La Tasmanie est déjà une terre sauvage ou la présence humaine reste modérée. Hobart sera notre port de départ pour l’Antarctique. Cette ville est depuis un siècle tournée vers le continent blanc et sert de base arrière pour les expéditions polaires : l’Antarctique n’étant plus qu’a 2700kms…

Notre premier contact avec l’Astro…navire polaire français, je dis bien polaire et pas brise glace…mais chute il ne faut pas le dire trop fort, en plus il est toujours coincé dans les glaces au moment où j’écris ces lignes.

Dernière photo de verdure sur le quai d’embarquement. J’aime bien ce que représente ce ponton avec sa flèche Exit pointant vers la Terre : point de non retour…nous quittons un monde, pour un autre

Les 2700 km qui sépare Hobart de l’Antarctique ne sont pas les coins les plus calmes du monde et ce n’est pas forcément une ballade de santé, surtout quand on est sur le Gastrolabe (petit nom donnée à notre bateau…à très juste titre). Pendant cinq jours on s’est fait bastonner dans tous les sens, et d’avoir une sorte de gerbe en continue ce n’est pas super agréable…Bon je m’en suis pas trop mal sortit, je n’ai presque pas loupé de repas. Certains sont restés couché non-stop pendant tous le voyage.

Voila à quoi sa ressemble une croisière sur l’Astro…penchant ! Je vous jure l’appareil est horizontal ;) Y’a bien que lui d’ailleurs…

En fait on a eu un moment de répits lorsqu’on à déposé les Australiens sur l’ile de Macquarie. Cette iles est situé à environ mi-distance en l’Australie et l’Anta, dans les 50eme hurlants…et pour ce qui est du vent, ça décoiffe ! On est resté une nuit, à l’abri d’une baie, affin de décharger nos loulous kangoroo. Et au petit matin, il avait neigé sur l’ile, magnifique.

C’est incroyable comme les oiseaux sont adaptés aux rudes conditions de ces contrées.

Vols de pétrels géants au large de Macquaries par 80 km/h de vent !

Puis au soir de 7 eme jour de navigation, arrivée dans les glaces…En quelques miles de navigations on entre soudainement dans les monde du froids et des pancakes givrées : bienvenue dans les eaux glaciales de l’océan austral.

La suite, se fut une semaine coincé dans la banquise, dans de la vraie banquise épaisse de plus de 1m…le bateau a tourné entre les plaques de glaces pour essayer de se rapprocher le plus du contient et de permettre à l’hélico de prendre le relais. On ne peut voler qu’a moins de 250 km des côtes, autrement c’est trop dangereux : en cas de panne, les premiers secours sont a plus de 2000 bornes.

Lost in the IceNotre (petit) bateau quelque part dans l’océan Austral

Faut le dire, venir en Antarctique c’est de la grosse logistique…et c’est pas forcément super au niveau de son bilan carbone !

Et voila, après trois semaines de vadrouille sur le globe et quelques 20 000 km plus loin, nous voilà sur D’Urville, la vie Antarctique peut commencer…mais ceci est une autre histoire

Arrivée sur la DZ de DDUouai Cam, l’hélico ça gére quand même ;)

Biz à tous les loulous, j’esp que tout va bien pour vous à l’approche de l’hiver. Ici c’est le début de l’été : que -2°C en ce moment, bientôt le bermuda…

A plus

Nico


65°Sud, dans les glaces

Hello les biloutes,

 

Voilà deux semaines que nous sommes sur l’Astro, et toujours beaucoup trop
de glace pour avancer.
Hier, le vrai beau temps a refait son apparition après trois jours de
blizzard (température max sous les moins 10, vent et
visibilité…pourrie), et que c’est agréable de découvrir le paysage
autour de nous. La banquise est vivante, c’est incroyable, elle évolue en
quelques heures au gré des courants (une vraie tectonique des plaques
accélérée) et quand le soleil brille de plein feu, la glace s’illumine à
son tour. En fait, je devrais dire les glaces : car il y a des plaques de
plus d’un mètre d’épaisseur d’un bleu profond recouvert de neige et dans
Les zones de fracture l’eau regèle rapidement pour former une espèce de pâte
visqueuse qui ensuite donne formation à des pancakes géants. Le tout
agrémenté par les habitants locaux : les manchots. On a vu quelques Adélie qui en ce moment regagnent la côte Antarctique pour aller se reproduire. Je reste entièrement fasciné par les pétrels antarctiques et les damiers
du cap, ils sont majestueux en vol…et tellement à l’aise dans les
bourrasques de vents.
Grâce au beau temps les premiers vols vers DDU ont eu lieu hier (on est à
environ 160 km maintenant) et si tout va bien, on devrait s’envoler dans
quelques heures vers le petit caillou du bord du monde. Nous allons aller
troubler la tranquillité des anciens hivernants qui sont isolés du monde
depuis plus de 8 mois…
Ça y’est j’ai envie de poser le pied sur ce continent.
À bientôt à DDU

Bisouxxx

Nico


Des news des 60emes…

Coucou tout le monde,

Un peu plus d’une semaine que j’ai quitté la France et déjà des images
pleins la tête…et des moments DURS aussi (et oui naviguer dans les
50emes sur l’Astrolable ce n’est vraiment pas fun: mal de mer assuré)
Après un départ mercredi 19 de Paris et qq 10 000km plus loin, nous avons
fait escale à Hong Kong. Incroyable, ce fut mon premier contact avec
l’Asie mais j’en ai été profondément marqué. Nous sommes allés voir une
immense statue de Bouddha sur les collines environnantes HK (très raide
d’ailleurs) et la, il y avait de nombreux pèlerins, des odeurs d’encens et
un douce musique de monastère. Il régnait une profonde ambiance d’harmonie
et c’était vraiment envoûtant…
Ensuite petit tour dans une des villes les plus folles que j’ai jamais
vue: bienvenue à Hong Kong: un mélange d’hyper modernité (ou il est
difficile de sortir des galeries de shopping pour retrouver le vrai monde,
les bonnes vieilles rues comme on les connaît…) et de quartiers commerçant
aux milles et une saveur (boucherie en plein air, marché aux poissons…
le tout au milieu de travaux de constructions, avec échafaudage en
bambou!).
(Je vous enverrai des photos des que je peux, pas possible sur le bateau)
Apres HK, un petit arrêt à Sydney, et retour au monde occidental. Sydney
semble une ville super pour y vivre : magnifiques parcs aux arbres
exotiques avec chants de perroquets et ibis (oiseaux aux long becs, et
non les hôtels) le tout encerclé par la mer…et aussi les hauts buildings à
l’américaine. Ce qui est sûr, et même un peu frustrant, c’est que c’est
nettement moins exotique que Hong Kong : comme quoi ce n’est pas forcément
au bout du monde que les choses sont les plus étonnantes.
Après cette escale ensoleillée et chaude (un petit 28°C…le dernier avant
longtemps), arrivée le soir au sud de l’Australie, sur l’ile de la
Tasmanie, à Hobart. Et la, âpres des mois et des mois d’attente, caché au
bout d’un quai, le mystique Astrolable fit sont apparition : bienvenue à
bord de notre bateau qui va nous emmener aux pays des manchots.
Le départ de Hobart a eu lieu il y a tout juste une semaine…et nous sommes
encore dessus. L’Astrolable c’est un bateau à fond plat qui se « ballade »
dans les 40eme rugissants et les 50eme hurlants : autrement dit c’est l’
enfer…le mal de mer est tenace et même aller au toilette deviens la
mission de la journée. Bon, appart une journée ou je suis resté vautré> dans ma bannette, j’ai eu globalement un peu de chance (certain ne bouge
pas pendant une semaine…). Mais ne vous inquiétez pas les futurs TA62, ca
va bien passer  et le voyage sera un peu plus court (ce qui est BIEN, je
vous jure !)
Bref après une semaine de mer, et une petite escale aux iles Macquaries,
nous avons fait rencontre hier avec notre premier Iceberg : et la, toute
la navigation prend son sens, il n’y a plus rein à dire, juste se laisser
porter par la brise et observer…observer la beauté et la puissance à l’état pur !
Je trouve qu’ici, la simplicité est d’une beauté inestimable.
Voilà, nous faisons actuellement route dans le pack (banquise en
morceaux), par 64° de latitude sud et ça cogne dure sur la coque… mais c’est classe !
A très bientôt pour mes compagnons de mission…
Et à bientôt pour les autres,
Bisouxxx du Grand Sud
Nico


Départ…

Et voila, un an, un an que je me prépare pour ce grand voyage. Après le paquetage fini, et quelques 100kg de matos dans les malles…

Les malles dans l'Express de Mat, ouai ouai

…le grand départ arrive. Quel étrange sentiment que de quitter les gens qu’on aime pour plus de 15 mois…Je pense fort à vous tous et vous emene avec moi aux pays des merveilles.

Le départ a déja commencé la semaine dernière lors de l’habituel séminaire IPEV à Brest. Une semaine de conférences, formations…et surtout de rencontres avec tous les “inconnus” avec lesquel je vais vivre plus d’un an. Des rencontres uniques et intenses… qui, je pense,  ne nous arrivent qu’une fois dans la vie.

La TA62 au complet pour des folles aventures

 Rang du haut, de gauche à Droite: Didier, Ingé météo; Logan, 2° mecano centrale; Bernard le doc; Alain, responsable technique; Daph, ma petite collège glacio; Géraldine, tech météo (toujours un temps d’avance ;) ) ; Nico le vet; Gregoire à l’instrumentation;  Fréd, tech météo; Bertrand notre cuistot; Olivier le plombier; Thomas, l’homme des croissants; Nico l’électrotech; Nico l’informaticien; David, le postier de DDU; Benoît l’outileur; Nico le tech radio; Julien le pecheur (Biolo marin); Arnaud notre chef :) (ici appelé le DISTA: pour district de Terre Adélie); Jules le mécano garage; et Martin notre journaliste BBC

Rand du bas, de G à D aussi: Yannick le menuisier; Christophe le chef mécano centrale électrique; me (le petit Nicolas); Matt l’ornitho routard; Guillaume le maître du laser; Bastien l’électricien; Agnès la biolo écologue et enfin Frédérique notre 2nd journaliste BBC.

Nous avons aussi fait la rencontre des “Nordistes”, les hivernants des iles sub-anta. Sur leurs photos de groupe, il n’y a que les VSC (volontaires au service civique, comme moi) car sur leur district les techniciens sont sous la responsabilité des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) et non de l’IPEV.

Amsterdam (pas Dam...là on est dans l'Océan Indien, moins de vélos et de coffees ;)

Kerguelen, 1 jours sur 3 avec plus de 100km/h de vent

Et Enfin Crozet...l'île de la pluie: 300 jours de flotte par an

Et Enfin Crozet...l'île de la pluie: 300 jours de flotte par an

Pour tous les sub-polaires, je vous souhaite une belle mission et pleins de bonnes choses…bon vent à vous

Je remercie l’IPEV pour cette mémorable semaine, vous avez vraiment pris soin de nous, c’était super.

Un grand merci à Jean-Paul pour sa bonne humeur et à Vivianne pour avoir assurer la logistique pour la pendaison de crémailère inter-district du bungalow N°4…

Jean-Paul et son o combien fameux habit de manchot...merci à toi, à bientôt


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